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La Tour prend garde: du plomb dans l'aire de la Dame de fer?

Capture d'écran du JT de TF1 le 03/02/2021 - 13h00

Mais que se passe-t-il sur le chantier de la Tour EIFFEL? Pour sa 20e campagne de peinture, la célèbre dame de fer, l'un des monuments les plus fréquentés au monde dans l'ère pré-Covid, subit une cure de jouvence. Entamé en 2019 pour une fin programmée en novembre 2022, le chantier - décapage et peinture - est titanesque au vu des 18.000 pièces reliées par 2,5 millions de rivets. 

Tout démarre ce 3/02/2021, par un article de France Info :

"La Tour Eiffel fait peau neuve et retrouvera sa couleur d'origine"

"Le ballet des visiteurs a été remplacé par celui des peintres et les flashes des téléphones par le raclement des grattoirs : à presque 132 ans, la Tour Eiffel s'offre le plus gros lifting de son histoire dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024."

Le lendemain, jeudi 4 février 2021, au JT de 13h, TF1 diffuse une première version du reportage, avec plusieurs interviews, donc celle de M. Alain DUMAS, Directeur Technique de la SETE (Société d'Exploitation de la Tour Eiffel) qui déclare: " Dans le chantier et à l'abri des filets, il y a du plomb, on contrôle le taux de plomb et les compagnons qui travaillent sur la campagne de peinture sont protégés".

https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/la-tour-eiffel-soffre-un-lifting-en-vue-des-jo-27592625.html

Le soir même, TF1 rediffuse le sujet, mais sans une version remontée, qui d'achève par l'interview de cordistes, oeuvrant en toute sécurité. Exit les déclarations des représentants de la SETE...

Il est vrai que la protection des travailleurs est devenue une priorité des donneurs d'ordre, notamment depuis la condamnation de la SETE, le 11 octobre 2016, suite à plainte du CHSCT.

Selon "le Parisien", dans une édition du 26/10/2016 : "La direction savait mais n'a rien dit. Selon nos informations, la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE) a été condamnée, le 11 octobre, à 18 700 euros d'amende pour délit d'entrave par le tribunal correctionnel de Paris. Détenue majoritairement par la Ville, l'entreprise n'avait pas informé son Comité hygiène et sécurité (CHSCT) des taux de plomb élevés dans ses peintures lors d'une rénovation en 2012. Cette découverte avait entraîné la suspension du chantier afin d'écarter tout risque sanitaire pour les ouvriers et les visiteurs."

Mais dans la nuit, des internautes avertis diffusent sur les réseaux sociaux, un extrait du reportage, choqués par plusieurs séquences. On y voit en effet des compagnons certes harnachés et équipés de masques de protection respiratoire, piquer le revêtement plombifère à l'aide de piolet, provoquant des éclats de peinture sans aucun dispositif d'aspiration à la source...

Or on remarque surtout la nature des "filets" évoqués par le directeur technique, dans le JT de 13h. Il s'agit de classique filets "antichute", d'outils ou de personnes, qui par contre ne peuvent pas retenir les éclats de peinture...

Dès lors l'alerte est repérée par plusieurs vigies du résoA+ et des contacts sont établis entre plusieurs intervenants directs ou indirects du chantier.

A cette heure, Vendredi 5 février 23h23, on apprend, de source sure, que des mesures auraient été prises pour stopper les risques de pollution environnementale. Car des solutions préventives existent bien, pour maitrise le danger à la source...

A suivre...